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Paroles, paroles, paroles... #3

Dernière mise à jour : 13 janv.

Tout le monde en parle, mais personne ne le fait avec bon sens… on appelle : la créativité en entreprise !



" Soyez créatifs !" semble être le nouveau mot d’ordre dans un monde (du travail) incertain. Et notre baromètre 2022 le confirme : l’innovation est la valeur n°1 des entreprises du NASDAQ et 3ème sur le podium des valeurs toutes entreprises confondues (SBF120, licornes, NASDAQ - on vous renvoie à notre baromètre des valeurs des entreprises). Bref, la créativité est un soft skill apprécié et réclamé.


Et à raison : aujourd’hui, l'innovation et la créativité ne sont pas un luxe, mais une nécessité pour préserver ou gagner un avantage concurrentiel. Plus que jamais, il est important de rester curieux, ouvert, et de comprendre les disruptions du monde dans lequel nous vivons... pour en saisir les opportunités, ou mieux encore, les créer. Construire une culture de la créativité, du questionnement, du challenge, pour éviter de jamais tomber dans le business as usual, qui ronronne gentiment et se réveille quand il est trop tard.

Sauf qu’en réalité…

…employeurs et managers ne laissent pas forcément une place suffisante à la créativité au quotidien pour leurs équipes. Et il n'est que trop facile de tomber dans l’injonction facile à base d'optimisme, voire la culpabilisation.

  • Raison n°1 : Quand tu ne briefes pas la créativité, tu la brides. Pour beaucoup d'entre nous, l'incertitude est source de stress, voire de paralysie - cela s’explique par la structure de notre cortex préfrontal. Bref : personne n’a envie de sauter à pieds joints dans l’inconnu. Ainsi, dire à ses salariés “je veux que tu sois créatif”, sans les briefer ni leur donner le temps nécessaire ne suffit pas. Lorsque les attentes et le cadre ne sont pas assez bien posés, la créativité ne peut être qu’une injonction flottante.


  • Raison n°2 : Beaucoup d’entreprises ne laissent pas assez les gens se planter. Peur de la disruption entraînée par les innovations, peur de perdre le contrôle, peur de perdre du temps et de l’argent… Les entreprises attendent encore trop le risque 0. Or on ne peut pas être créatif quand on n’a pas le droit de se planter. Surtout quand on sait que face à des perspectives de gain ou de perte, nous sommes déjà vulnérables à certains biais cognitifs. Dans son brillant essai Thinking, Fast and Slow, le prix Nobel d’économie Daniel Kahneman nous expliquait que la peur de perdre était plus forte que l’envie de gagner. Transposée dans une entreprise qui tolère peu l’échec, c’est un coup à tuer la créativité dans l’oeuf.


Alors comment mettre en place une vraie culture de la créativité ?

Quelques conseils de Sens Futur pour faire de la créativité plus qu’un concept à la mode :


  • Le risque doit être reconnu comme faisant partie du processus. Pour que vos équipes soient plus créatives, il est nécessaire de les soustraire à la pression de la réussite. De leur faire comprendre que l’objectif est moins de pondre un chef-d’œuvre que de lâcher prise sur leur posture de bon élève. Comme de développer une culture où la liberté d'expression (et d'opinion) est favorisée - car les bonnes idées qui ne peuvent pas s'exprimer n'ont aucune chance de voir le jour !


  • Pour accorder une vraie place à la créativité, il est important de casser la routine et d’accorder du temps d’inspiration aux équipes. En protégeant le droit des équipes à la déconnexion, en facilitant les rencontres et les interventions d’experts extérieurs. Evidemment on pense aux séminaires ou formations et autres conférences mais ce sont aussi des habitudes qui peuvent s'ancrer dans le quotidien et une pratique individuelle. Chez Sens Futur, par exemple, chaque salarié a un vendredi après-midi par mois pour s’aérer l’esprit et se nourrir (expo, salon, podcast sous un plaid, peu importe tant que ça aère l'esprit et nourrit la créativité). A une époque, chaque ingénieur Google pouvait consacrer 20% de son temps au projet qui lui tenait à coeur. Bien sûr, il y a plein de moyens d'insérer ces petites ruptures qui évitent qu’une routine trop stricte ou un quotidien assis devant son ordinateur viennent étouffer la créativité.

  • Pour ne pas tomber dans l'écueil n°1 cité plus haut, sachez que la créativité s’exprime mieux sous contraintes, à des moments ciblés et avec des attentes claires. Quel sujet ? Quel périmètre ? Il y a un moment pour partir très loin et lister les idées les plus délirantes possibles, et un moment pour construire et déployer les solutions. Pour “partir loin”, des techniques existent, comme le design thinking ou la fiction qui permet d’immerger les dirigeants, les cadres et les employés dans divers futurs possibles. Ajoutons à cela que tout le monde n’a pas à être créatif, et qu’on ne peut être créatif sur tous les sujets. Par exemple, c'est plus compliqué pour des experts d'être créatifs sur des sujets qu’ils maîtrisent parfaitement, à moins de les encadrer avec une vraie méthodologie pour les aider à sortir du cadre (si vous avez besoin, n'hésitez pas à nous en parler !).

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