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Le futuroscope #3

Dans 10 ans… quid de Slack ?

Le phénomène Slack a conquis le cœur de plus de 10 millions d'utilisateurs quotidiens dans le monde. Mais au-delà du phénomène “cool”, cette appli de communication collaborative vaut-elle vraiment le coup ?



D’abord, les bons côtés - on est fair play :

  1. L’interface Slack est simple, ludique et facile à prendre en main, à l'opposé des logiciels archaïques et inutilement compliqués qui équipent encore de trop nombreuses entreprises. Et puis, Slack est tout plein de petits à-côtés inattendus et rigolos, du genre robots customisables.

  2. Dans une certaine mesure, Slack fluidifie la communication : avec les “channels”, on peut interagir en temps réel et s’adresser uniquement aux personnes concernées. Et à l’inverse des emails, Slack est un outil de communication multi-fonction, qui fait autant office de discussions de machine à café que d’échanges plus formels sur le suivi des clients, les projets, et tout ce qui touche à l’entreprise.

  3. Slack permet, au lieu de distribuer, dupliquer et stocker l’information (mail, pièces-jointes) autant de fois qu’il y a de destinataires, de stocker une seule fois l’information. Selon The Shift Project dans le rapport «  Lean ICT: Pour une sobriété numérique », toute entreprise qui effectuerait l’ensemble de ces échanges via uneplateforme collaborative réduirait de 81 % les émissions de gaz à effet de serre concernant le stockage annuel de données.

  4. Enfin, l’appli permet des interconnexions avec d’autres logiciels (Drive, Trello, etc) et de centraliser les dossiers- ce qui est plutôt pratique.


Pour autant, est-il l’outil révolutionnaire dont on a tant entendu parler ?

  1. On dit que Slack fluidifie la communication… Jusqu’au moment où l’on se rend compte que l’on perd un temps fou à alterner entre les chaînes et à tenter de reprendre le fil de chacune des conversations à chaque fois.

  2. Slack ne remplace pas un outil de gestion des tâches en équipe, même basique ! Il reste un outil de communication qui ne permet ni de structurer les conversations, ni de faire de la gestion de projets.

  3. Loin de stopper le torrent de messages, alertes, notifications reçues par mail, Slack aggrave le problème de la dispersion de l’attention. L’outil étant agréable et ludique, on a tendance à sur-poster et se sur-informer sur tout un tas de chaînes plus ou moins utiles. Au lieu de s’envoyer des mails concis et efficaces, on s’y envoie tout un lot de messages inutiles donnant lieu à de constantes notifications qui rendent la concentration difficile. Ce qui nous rappelle que l’email avait un vrai avantage : il n’attend pas de réponse rapide.

  4. Et si Slack permet de réduire l'empreinte carbone de nos échanges, cet effet bénéfique est à relativiser lorsque la plateforme en question encourage à sur-poster et à joindre à nos messages moult photos, GIFs et Memes en tous genres.


Alors, Slack dans 10 ans, on y croit ? Au-delà du risque réel d’overdose de notifications et de gifs, Slack nous semble occuper une place un peu ingrate entre les messageries type Mails et Whatsapp d'un côté, et les applications collaboratives hyper complètes et évoluées type Teams ou Notion de l'autre. A choisir on parie plutôt sur ces dernières.


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