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Quid des outils digitaux au bureau ?

Dans 10 ans… quid des outils digitaux au bureau ?



La transformation digitale ? Un mantra incontournable dans le monde corporate depuis 15 ans. « Les entreprises qui ne suivent pas le rythme de la transformation digitale sont vouées à disparaitre » affirmait encore l’ESSEC lors d’un webinaire sur la transformation diffusé en ce début d’année. Et on vous l’accorde : envisager un retour en arrière semble, après plus d’une décennie d’évangélisation au numérique, pour le moins lunaire.


Le problème ? La transformation digitale dépend en grande partie de l’extraction de minerais, et un simple coup d'oeil aux rapports environnementaux permet de comprendre que miser sur leur disponibilité et leur accessibilité perpétuelles est une chimère. Pour rappel un simple smartphone mobilise une cinquantaine de métaux, dont un peu plus de 20 sont jugés “rares”.


Dans un contexte de tensions géopolitiques, une régulation nécessaire de l’exploitation des sols et un futur contraint par la disponibilité limitée des minerais, nous nous dirigeons doucement mais sûrement vers la diminution de la quantité de composants exploitables par les industries. D’autant que le recyclage, souvent présenté comme une solution miracle, ne permet pas d’éviter une perte de matière.


Bref, un mouvement vers la frugalité digitale semble s’imposer, avec pour solutions la réduction du nombre d’appareils digitaux produits, l'allongement de leur durée de vie et la promotion d'une utilisation moins consommatrice d’énergie et de ressources.


Comment on va s'en sortir ?


Eh bien, cela peut prendre plusieurs formes :


  • Encourager les pratiques BYOD ("Bring Your Own Device"), c’est-à-dire proposer aux employés d’apporter leur propre équipement numérique au travail, quand cela est possible. Bien sûr, cela n'est pas sans présenter de nouveaux défis liés aux logiciels de l'entreprise et à la sécurité des données mais éviter le doublon de matériel quand ce n'est pas absolument nécessaire est un premier pas


  • Fournir des ordinateurs standards, modulables par l’ajout ou la suppression de composants & fonctionnalités, selon les besoins de chacun. Dans la même logique, il est conseillé d’éviter de généraliser le deuxième écran sauf lorsque c’est absolument nécessaire.

  • Mutualiser les écrans : comme les ouvriers se relayent pour intervenir sur la même chaine de production, les cadres pourraient se relayer un jour pour utiliser les mêmes ordinateurs ou les mêmes tablettes.


  • Ne pas renouveler les écrans tant qu’ils fonctionnent et systématiser la seconde vie des équipements.Petit chiffre au passage : selon le rapport 2022 du club Greenit, une moyenne de 80 % des équipements qui sortent de l’entreprise fonctionnent encore et peuvent être réemployés, donner une seconde vie aux smartphones, ne pas remplacer les téléphones fixes.


  • Ramener des technologies low-tech dans les process, en limitant l’usage des outils numériques et en revenant à des activités manuelles / en physique dès lors que c’est possible.


Pour plus de détails, on vous renvoie au rapport Greenit 2022.



Bref : aussi surprenant que ça puisse paraître, il n’est pas exclu que nous assistions à un revirement en matière de digitalisation, vers une dé-digitalisation de tous les processus qui pourraient s’en passer. Bien qu'il soit compliqué de fixer une date, y compris pour les scientifiques les plus aguerris, on table sur cette tendance low tech sur les prochaines décennies.


Ainsi, les domaines que nous imaginions demain gérés par le numérique pourraient ne plus l’être, ou ne l'être partiellement. On peut même légitimement se demander si, en fonction du niveau de rareté des matériaux, il ne deviendra pas bientôt nécessaire de décider au niveau macro à quelles activités “essentielles” allouer le numérique.


Une chose est sûre : notre métier a de l'avenir ;)

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