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Paroles, paroles, paroles... #2

Tout le monde en parle, depuis longtemps, mais personne ne le fait avec bon sens.

Cette semaine, on nomme : la transformation digitale !



Eh oui : malgré le fait que les nouvelles technologies soient plus disponibles et accessibles que jamais, la majeure partie des transformations échouent. En 2022. Qu’elle ait pour objectif la mise en place d’outils CRM, d’e-commerce, de communication ou d’automatisation de process administratifs internes.

Et parce que des PME et grandes entreprises font appel à nous pour traiter ces enjeux, on est bien placés pour savoir qu’elles sont nombreuses à tomber dans des écueils majeurs qui à terme, leur coûtent très cher en temps, en argent et en cohésion interne.


Avant de vous dévoiler les erreurs typiques qui condamnent les démarches de transformation digitale, petit retour en arrière sur les vertus bien réelles qu’a eu la vague de transformation digitale en France depuis 2010.


  • De nombreuses entreprises traditionnelles, habituées à une culture d’ingénieurs très centrée produit, ont compris qu’il fallait se recentrer sur le besoin du client et passer d’une logique de produit à une logique de service. La logique produit s’essoufflant, cette vague a donné lieu à des vraies évolutions de business model. De nombreux fabricants mettent désormais “l’usage” au coeur de leur stratégie. Exemple parlant : les constructeurs automobile, qui font aujourd’hui un shift de leur business model vers la location de voitures- comme l’atteste l’acquisition d’EuropCar en juillet 2021 par le groupe Volkswagen.


  • La tendance a permis de prendre conscience du faible taux d’informatisation des PME-ETI en France et de leur retard sur leurs concurrentes européennes. On se rappelle de l’étude publiée en décembre 2016 par le cabinet Deloitte qui révélait que seulement 11% des PME françaises utilisaient des outils digitaux au quotidien – soit deux fois moins que leurs homologues européennes. Et que neuf TPE-PME sur dix n’avaient pas développé de solution de vente en ligne. Un faible taux d’informatisation d’une grande partie du tissu économique français, dont il fallait absolument en prendre conscience.


Sauf que...


L’idée ici n’est donc pas de nier les vertus bien réelles de la transformation digitale, mais de rappeler que la mise en place de nouveaux outils ne suffit pas. Et disons ce qui est : ces 10 dernières années, le facteur technologique a été largement surestimé par rapport aux facteurs opérationnels et humains.


A force d’en parler, la transformation digitale est devenue une sorte de formule magique pour les DSI - comme si la mise en place de nouvelles solutions digitales pouvait résoudre absolument tous les problèmes. Une grande part des entreprises dont la transformation digitale s’est révélé un fiasco ont considéré les outils digitaux comme une finalité, quand ils ne doivent rester que des moyens au service d’usages sensés créer de la valeur.


Résultat ? De nombreuses entreprises dépensent beaucoup d’argent et d’énergie dans la mise en place d’outils qui ne sont finalement pas ou mal adoptés. Le manque d’accompagnement des collaborateurs et les quiproquos qui s’ensuivent peuvent créer des tensions en interne. Et on en arrive à ce piètre constat : 78% des transformations numériques échouent ou n'ont pas les gains escomptés (HBR - 2021).


OK. Donc on fait quoi ?

Pour mener à bien une transformation digitale, il faut savoir que mettre en place un outil est l’étape la plus simple d’une transformation. Le vrai challenge est de faire en sorte que les outils soient utiles, utilisables, et utilisés… et d’embarquer tout le monde. Pour cela, il faut :


- Se poser les bonnes questions en amont :

A quel problème l’outil permet-il de répondre ? Qui va utiliser ces outils ? Quelles parties prenantes vont être impactées par son implantation ? Comment faire en sorte que tout le monde comprenne son intérêt et finisse par y trouver son compte ?


- Accompagner toutes les parties prenantes

Collaborateurs, clients, actionnaires, investisseurs, fournisseurs, partenaires - pour créer la confiance en amont, donner du sens, fédérer, clarifier les rôles, expliquer comment tout les concernés vont y gagner, valoriser les équipes et célébrer les réussites. La transformation doit être tout aussi humaine et culturelle que digitale.


Et ne pas hésiter à se faire aider si nécessaire. Remettre l’humain au coeur des préoccupations - que l’on parle des client, des collaborateurs ou des partenaires - c’est tout le positionnement de Sens Futur.


Une stratégie globale prend bien sûr plus de temps qu’une simple mise en place d’outil, mais elle est fondamentale à l’adoption solide et pérenne de l’outil. Rappelez-vous : mener une transformation, c'est courir un marathon, pas un sprint !

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